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Si d’un côté il est mathématiquement possible que le Benfica remporte le championnat dès ce dimanche – où il se déplacera à Vila do Conde pour affronter Rio Ave -, Bruno Lage, d’un autre, ne souhaite pas entrer en euphorie et réfute quelconque climat de fête. Le principal objectif de l’entraîneur, rester concentrer, « faire notre meilleur, gagner les 3 points et continuer à cette place ». Au programme, un résumé de cette semaine, un ‘flashback’ sur la dernière rencontre face à Portimonense, un sentiment de champion de plus en plus présent, et un commentaire sur les milieux de terrain.

Comment avez-vous préparée le match cette semaine ?

On a préparé ce match normalement en récupérant bien du match précédent, travailler ce qui sera important et après analyser diverses questions stratégies par rapport à l’adversaire. Daniel [Ramos] a une carrière qui parle de lui même, il a une équipe très organisée et avec beaucoup de joueurs qui ont des qualités individuelles. On s’attend à un match difficile d’une équipe qui, au delà d’être organisée, n’abandonne pas. C’est ce qu’il s’est passé lorsqu’ils ont joué contre Porto, ils perdaient 2-0 et n’ont pas abandonné le match et ont réussi à obtenir un match nul avec une grande détermination. Pour cela, je m’attends à un match difficile, mais comme d’habitude, c’est une finale de plus. C’est comme cela qu’on voit le match, avec la volonté de gagner. Et pour gagner, on devra être sans aucun doute, à notre meilleur niveau.

Pensez-vous que vous pouvez être un des capitaines de mai, pas pour une révolution, mais pour une Reconquista ?

Je crois toujours en mon travail et en notre quotidien. C’est ça qui me donne confiance. Je vois toujours les choses avec équilibre et c’est ainsi qu’on doit être dans la vie. La vie c’est ça : elle est faite de très bons moments et d’autres très mauvais, et de notre côté on doit maintenir l’équilibre, vivre au jour le jour et garder confiance en notre travail. Quand les choses se passent bien et que nous travaillons bien, c’est vrai qu’on devient plus confiant. Notre préoccupation et ma concentration repose sur ce qu’il se passe au quotidien grâce à mon travail et à mon dévouement, et quand je parle pour moi, je parle au nom de l’équipe technique également.

En analysant le match entre Porto et Rio Ave, d’où vient le plus grand risque ? Sachant que [Wenderson] Galeno sera disponible pour le match ?

Le danger vient du collectif. C’est une équipe qui a un collectif très fort, avec trois attaquants plus un homme qui joue derrière, et ceux-là peuvent se créer facilement des occasions de buts; deux milieux de terrain très expérimentés qui organisent bien le jeu, deux centraux forts dans la construction, deux latéraux qui montent et attaquent en profondeur; un gardien qui sait et qui domine très bien le jeu avec ses pieds, c’est la base de la construction. Pour cela, c’est une équipe très complète avec un beau jeu. Ils viennent d’une phase très positive, et en alliant les qualités individuelles des joueurs au travail de son entraîneur, l’organisation collective et le bon moment qu’ils traversent, c’est clairement une grande équipe.

Le dernier match [face à Portimonense], avez-vous senti une nervosité chez les plus jeunes face à la responsabilité de ces dernières finales ?

Je n’ai pas senti de nervosité. Il peut s’être passé éventuellement un détail ou deux, mais ce qu’il s’est passé en première période [difficile d’attaquer], c’est le fruit de la qualité de Portimonense et non pas à cause des jeunes qui seraient nerveux ou non. Ferro et Florentino – c’est d’eux qu’on parle – font cela depuis leur 15 ans, lorsqu’ils arrivent aux Iniciados, là bas ils disputaient déjà des finales et jouaient des titres contre Porto et Sporting. Ils ont déjà cette anxiété depuis les Iniciados, Juventus, Juniores, en UEFA Youth League, en Sélection Nationale… Ce sont des joueurs habitués à ces phases finales, habitués à jouer pour gagner. Je n’ai pas vu de nervosité chez les joueurs. J’ai plutôt vu une grande première période de Portimonense qui a équilibré le match et a réussi à notre mettre en difficulté.

La prochaine fois que vous reviendrez à la Caixa Futebol Campus vous serez peut-être déjà champion. Comment voyez-vous cette possibilité ?

Je suis sûr de quelque chose : quand je serai là-bas, je serai plus vieux, j’aurai 43 ans. C’est l’unique chose dont je suis sûr. Il peut y avoir un climat de fête chez les gens, de dire que les choses sont déjà faites, mais ici il n’y a aucune fête. Il y a beaucoup de concentration dans notre travail. Il n’y aura même pas de fête pour mes 43 ans. Rien. On est concentrés uniquement sur ce qu’on doit faire sur ce match.

Arriver aux 100 buts dans ce championnat est un objectif ?

Je vais être honnête, je m’en suis rendu compte uniquement quand la presse a commencé à révéler cela. Pour notre manière de jouer, et principalement grâce à la qualité de nos joueurs, on est une équipe qui se crée beaucoup d’occasions de buts. Arriver à ce nombre [de buts] n’est pas important pour nous. Ce qui est important est que l’équipe continue de faire ce qu’elle à l’habitude de faire : arriver au match, le jouer comme une finale et avec une grande dynamique offensive, marquer des buts et gagner les trois points. C’est ça notre plus grand objectif en ce moment.

Préférez-vous être champion à la maison avec les supporters ou cette fin de semaine sur un terrain neutre ?

On ne peut répondre à ce genre de question que si les choses se passent réellement. Je sais que votre travail est aussi d’anticiper les choses, mais de notre côté on ne pense pas aux choses qui peuvent éventuellement se passer. Vous avez eu l’exemple très récent de ces demi-finales de Ligue des Champions. Cela ne sert à rien d’anticiper les choses. On vit au jour le jour. C’était le dernier entraînement [pour le match contre Rio Ave], on a préparé les choses de la meilleure des manières, on a fait la convocation, et on est ici pour faire passer le plus grand message de confiance, de détermination et affirmer que l’équipe est prête pour faire un grand match. Dimanche, on voudra être serein, concentrés uniquement sur notre match, notre travail, et à 20h [21h – FR], face à Rio Ave, faire de notre mieux, gagner les 3 points et continuer à cette place.

Choisir entre Samaris et Fejsa ?

Les deux. On compte sur tout le monde. Tout le monde a eu son opportunité de jouer, les choses se passent naturellement. La première idée quand je suis arrivé est qu’il n’allait pas y avoir de recrues [extérieurs]. Nos recrues ont été Ivan [Zlobin], le gardien de l’équipe B; Ferro, central de l’équipe B; Florentino, milieu de l’équipe B, et Jota, attaquant de l’équipe B. On leur a tous donné l’opportunité et ils ont réussi. On doit regarder leur rendement actuel, mais aussi leur rendement durant les 4 ou 5 dernières années au club. Les joueurs font des sacrifices, perdent en qualité de vie en se dévouant au club, que ce soit au niveau personnel ou de la santé. Il y a beaucoup de soldats ici, beaucoup ont donné dans nos troupes. Il y a des joueurs qui vont terminer leur carrière et qui ont servi pendant plusieurs années le Benfica – avec de graves problèmes de santé à cause de leur travail et de leur dévouement. On ne va abandonner personne, on doit faire cette gestion de joueurs. Tout le monde doit s’entraîner sur des choses différentes, de manière différente, avec une intensité différente. Et tout le monde peut être utile jusqu’à dimanche. Nous, en tant qu’équipe technique, avons faites cette gestion de la meilleure des manières. C’est une question qui a du sens, mais chacun d’eux offre des choses différentes. Je compte sur tout le monde et depuis le début.

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Fondateur de SLBFrance, webmaster et rédacteur depuis 2016 et étant un amoureux et fan inconditionnel du Benfica, je vous fais découvrir ce magnifique club à travers son histoire et son actualité quotidienne. Au programme, records, statistiques, faits et histoires du plus grand club Portugais, et surtout, de l'actualité chaque jour sur le tetra champion national !

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