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Le Benfica Lisbonne a atteint la marque incroyable des 115 ans d’existence ! Et pour cet événement, Luís Filipe Vieira s’est exprimé au Journal « O Benfica ». Que peut-on retenir de cette interview ? Un mélange de conviction et d’espoir. La conviction que le travail accompli a pu rétablir la grandeur du club et l’espoir que l’avenir sera marqué par de nombreuses victoires et un Benfiquisme d’une même grandeur.

La remise du stade au Club, les promesses tenues, un club moderne et lucratif qui s’appuie sur une formation qui paie de plus en plus ont été parmi les sujets évoqués par le Président du Benfica lors de cette interview.

Aujourd’hui est l’anniversaire du Benfica, la première question est : quel cadeau aimeriez-vous offrir, cette fois-ci à tout les Benfiquistas ? Et pourquoi ?

Le meilleur cadeau d’anniversaire que nous tous, benfiquistas, allons avoir, et grâce à notre processus de récupération et de consolidation de notre situation financière est l’acquisition de notre stade et de la chaîne BTV qui nous appartiendront et qui ne seront plus entre les mains de la SAD, tel est l’objectif de la prochaine Assemblée Générale de la SAD du Benfica marqué pour le 15 mars prochain.

Le Sport Lisboa e Benfica et ses socios auront ainsi en intégralité le stade et BTV, chose qui ne l’était pas lorsque le stade appartenait à la SAD, où le club et ses associés n’avaient qu’une place minoritaire. Le montant de cette opération est estimée à 99 millions et 270 milles euros sur 25 ans.

Après avoir achevé la promesse de payer toutes dettes bancaires, cette nouvelle décision vient renforcer et consolider l’image d’un club qui devient de plus en plus autonome, crédible et réputé sur tout les sujets.

La réduction du passif et l’augmentation du patrimoine (Caixa Futebol Campus) sont aujourd’hui des réalités qui se consolident de plus en plus. En plus, cette décision de détenir à 100% le stade et BTV renforce cette idée que le Benfica appartient de plus en plus aux Benfiquistas…

Cette idée devient de plus en plus concrète et réelle. Dès la première heure de ce projet il a fallu penser à sauver et à restructurer ce club à tout les niveaux, on avait comme idée et dès que possible, de rendre au Club ce qui lui appartenait (son patrimoine), qui pour une question de gestion et de capacité financière avait été remis entre les mains de la SAD.

Chaque jour, le Club devient de plus en plus solide et robuste, de plus en plus autonome. Aujourd’hui, on a plus besoin de faire de ventes urgentes pour équilibrer les comptes. Le Benfica est aujourd’hui désigné comme un case study dans le monde entier pour sa bonne gestion et son innovation, malgré qu’il ne soit pas dans le top 5 des principales ligues européennes. De ce point de vu, notre mérite est redoré.

Et quand aujourd’hui on dit que, dès que possible, on a l’objectif de garder nos plus grands talents le plus longtemps possible, c’est vrai, car on a désormais une autre stabilité notamment financière.

Les talents de la formation pas en dessous de la clause libératoire

Cela veut dire que pour que le Benfica perde un de ses talents, il faut quelqu’un qui paie sa clause libératoire ?

Je le redis, je n’ai aucun objectif de vendre nos principaux joueurs qui sont arrivés dernièrement du Seixal. Chaque jour qui passe, ces jeunes talents se valorisent de plus en plus et montrent la bonne vision, le bon chemin et la bonne stratégie qu’on a prise, quand on a su qu’il fallait miser sur la formation et la création d’une école solide, cohérente et d’une philosophie authentique. Regardez comment ces jeunes arrivent en équipe principale déjà prêts pour affronter un niveau plus exigent et compétitif.

Regardez la quantité de jeunes formés qu’on a dans l’effectif principal. Regardez la quantité de joueurs convoqués dans les différents échelons de notre sélection, ils viennent du Benfica comme on l’avait prévu. En Europe, personne ne reste indifférent face aux records du Benfica, on a en effet l’équipe la plus jeune en moyenne ces derniers matchs en Ligue Europa. Regardez la quantité de joueurs qui s’imposent à l’international dans les principaux clubs européens, ils sont made in Benfica.

Tout cela est parti d’une stratégie de fond. Premièrement on a du vendre et profiter de quelques occasions de ventes pour surpasser nos problèmes financiers. Aujourd’hui, seules les exigences légales définies par les clauses de vente peuvent nous conduire à cela. Notre priorité est de veiller à ce que ces joueurs constituent la base de nos équipes pour l’avenir. Et j’entrevois un avenir radieux.

Le Benfica ne gagne contre personne

Le premier anniversaire que vous avez fêté en tant que président fut le 28 février 2004. Le Benfica commémore maintenant ses 115 ans. Quels souvenirs marquant avez-vous de ces 15 années ?

Il y en a beaucoup et de très bons. La construction du nouveau stade, du musée, de la Caixa Futebol Campis, le renforcement de nos infrastructures, le lancement de BTV, les résultats sportifs et l’historique Tetra, les finales européennes, les victoires dans les différents sports, l’équipe féminine, l’internationalisation et l’expansion de la marque Benfica, l’incroyable montée des Casas do Benfica.

Mais je pourrais aussi souligner le travail exemplaire de notre Fondation, le prestige, la reconnaissance et la qualité de nos ressources humaines, le respect pour nos anciens athlètes, la capacité à relever ce géant absolument unique et imparable, club du peuple et club du Portugal qui est présent dans le monde entier, dans toute la lusophonie et qui devient de plus en plus une marque internationale, et qui a comme meilleur symbole : Eusébio.

Eusébio donne une grandeur unique et mystique sans équivoque à notre club. Et ce qui fait toute la force de ce club est que sa plus grande force se trouve chez les supporters qui font qui sont présents à tout les déplacements. Au Benfica les victoires ne sont contre personne. Elles sont célébrées et vécues pour la simple joie de gagner par nous, et pour nous.

Vers le sommet de l’Europe

Le Benfica a déjà participé lors votre présidence, à deux finales européennes. Vous avez réaffirmé le souhait de revoir le Benfica au sommet de l’Europe. Sentez-vous que cela peut réellement se passer ?

Je ne le sens pas seulement, mais j’en suis convaincu. Mais pour que cela puisse arriver, on doit miser sur la formation en visant à créer une base solide dans l’équipe principale, qui devienne stable et qui soit compétitive, tout cela grâce à nos talents formés au Seixal. C’est cela qui va nous permettre de rééquilibrer le match face aux principales et plus riches équipes européennes. D’une autre manière ce serait totalement impossible.

Ce sera avec cette stratégie, avec ce travail en profondeur qu’on pourra rivaliser avec les équipes qui sont basés sur l’achat de n’importe quel joueur à n’importe quel prix. Mais c’est un objectif à long terme qui fait parti de la culture du Club. Je suis certain qu’on est actuellement entrain de créer les bases pour un long cycle de supériorité dans le football portugais et de consolidation de notre présence parmi les principales équipes européennes.

Un Benfica qui rêve et qui accomplit ses objectifs

Plus de titres (tout sports confondus). Plus de joueurs made in Benfica en équipe principale. Plus de patrimoine (Extension de la Caixa Futebol Campus et meilleures conditions d’entraînement). Ecole Benfica. Radio Benfica. Hotel Benfica. Benfica numérique. C’est ce Benfica dont vous avez rêvé ?

C’est effectivement la concrétisation de beaucoup de rêves et de projets qu’on a établis. Vous avez parlez de quelques projets, vous auriez pu aussi en évoquer d’autres. Cette semaine on a également dépassé la barre des 40 milles Red Pass vendus dans notre stade. La croissance de notre club se fait à plusieurs niveaux, on cherche être constamment au top de l’innovation, de la science et du développement de la marque au niveau marketing et commercial.

Un autre exemple que je pourrais souligner sont les projets ambitieux à l’international qu’on débute actuellement. C’est le développement de notre marque sur des marchés émergents tels que la Chine, les Etats-Unis et l’Inde principalement.

Quand je repense à notre parcours, on peut être fier du Benfica et de toute notre histoire centenaire sur laquelle on peut compter, du présent qu’on a à montrer et du futur qu’on est entrain de construire. Tous les jours on pense au futur dans ce club. Et je sens de la part de mes collègues et de l’ensemble de la structure qui m’a accompagné tout au long de ces années : un dynamisme, un enthousiasme et une volonté identique au premier jour où nous sommes arrivés.

Et à chaque difficulté qui peut surgir, à chaque obstacle, on affronte cela comme un nouveau défi à affronter, on sait que la meilleur chose qui puisse parler pour nous sont les résultats. Et c’est avec fierté, en ce jour d’anniversaire, que j’évoque ici les travaux qui ont été accomplis, afin d’exposer notre vision, notre stratégie ainsi que nos projets pour le futur.

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1 COMMENTAIRE

  1. Un discours très intelligent du président.
    En espérant vraiment qu’il ne décide plus de vendre les joueurs n’importe comment.

    Les jeunes joueurs du Benfica comme Felix ou Jota, doivent rester pour deux raisons :

    1) Au benfica ils jouerons toujours et cela correspondra à leurs styles de jeux, et quoi de mieux pour un joueur Portugais de tenter de gagner la Ligue des Champions avec le premier club du pays. (Formateur en plus)

    2) Leurs salaires augmenterons bien d’eux mêmes. S’ils partent dans d’autres clubs pour des raisons d’argent principalement, ils se retrouveront comme beaucoup à finir remplaçant. Et cela n’apporte rien de bon ni pour le Benfica, ni pour le football Portuguais.

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